Jeudi 27 septembre 2007
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Le mode de consommation étudié
SFR a lancé dès juin 2005 en partenariat avec Canal Sat une offre de télévision 3G. Cette offre relativement importante avec 55 chaînes disponibles et en parallèle des offres de vidéo à la
demande a contribué à la création de 30 000 abonnés. Pour un coût de 7 euros par mois, environ 5 millions de sessions courtes de 2 minutes en moyennes ont été enregistré au premier trimestre 2006
soit un peu moins d’un an après le lancement de l’opération.
Les consommateurs regardent à la fois des programmes spécifiques et des programmes auxquels ils sont déjà habitués. Arnaud Lucaussy directeur de la réglementation et des études économiques chez
SFR considère que la moitié de l’audience va vers des chaînes généralistes, le reste se situe sur l’adaptation de série en programme court spécifique au mobile. (Les séries plus belle la vie.. ou
24 heures par exemple).
En parallèle SFR a expérimenté une offre en Broadcast. Sur les 500 testeurs, 73 % des gens sont satisfaits et 70 % sont prêts à payer un abonnement. A partir de ce constat, il est intéressant de
savoir que la durée de consommation est plus longue (de l’ordre de 20 minutes) pour des consommations à domicile, mais aussi à des heures décalées par rapport à leurs habitudes de consommation de
la télévision. (transports, déjeuner).
Ainsi, sur le mode de consommation, on peut dire que les programmes devront sensiblement être adaptés au mobile. La mobilité suppose des contenus largement sur mesure et une adaptation des
contenus télévisés à ces nouveaux usages, plus courts et personnels.
La Technique et les normes testées
La technologie HSPDA (3G +) : cette technologie donne une qualité d’image intéressante même si la contrainte du réseau télécoms (phénomène d’entonnoir) c'est-à-dire que l’on peut diffuser
une grande quantité de programmes et de chaînes mais à un moment donné et sous une antenne donnée à un nombre limité de clients.
La technologie broadcast : A partir de cette technologie on peut diffuser une quantité limitée de programmes, mais potentiellement à n’importe quel nombre d’abonnés à un endroit donné et
pour le même programme.
Autre nouveauté : le lancement de la TV Mobile DVB-H qui devait voir le jour mi septembre 2007. On attendra l’été 2008 ! En effet, même si le projet de loi avait été voté en un temps
record à Bruxelles, qui est sur le point de reconnaître le DVB-H comme le standard Européen ; le CSA a confirmé que le processus de choix des projets devra prendre plusieurs mois, ce qui retarde
encore la date de lancement de la télévision mobile.
Eco système et perspectives
Dans cet éco système le rôle des opérateurs semble incontournable car ce sont les seuls a maîtriser la technique du "Deep Indor" qui permet de regarder la télévision mobile en intérieur,
nécessaire comme nous l’avons vu au déploiement de la consommation de la télévision sur mobile auprès des usagers. La gestion du réseau "Deep Indor" par la technologie DVB-H représente un
investissement important et il me semble que les opérateurs mobiles ont ici une place prépondérante dans la gestion des flux financiers entre les différents acteurs, car ce sont leur activité et
ce sont eux qui généreront les revenus des abonnements. De plus, les opérateurs mobiles ont réussi à développer un rapport gagnant -gagnant avec les consommateurs, dans le sens ou contrairement à
Internet, ils savent faire payer les services à travers la "carte sim". (Sms, jeux, sonnerie, Internet mobile). Ainsi, dans le cas de la télévision sur mobile, les opérateurs mobiles doivent
prendre leurs responsabilités et lancer le déploiement du réseau le plus rapidement.
Ainsi, Les acteurs du marché s’accordent à dire que si les conditions de déploiements et de couverture du réseau sont mises en place rapidement, on peut avoir un déploiement sur le marché
français assez fort. Ils pensent que 30 % de la population pourrait dans les 5 à 7 ans utiliser un service de télévision mobile. Que ce soit en télévision à la demande ou Broadcast, toutes les
études s’accordent à dire que les consommateurs seraient prêts à payer pour un bouquet équivalent à celui de la TNT environ 5 euros par mois pour avoir accès à la télévision sur mobile.
Pour parler d’ éco système, si on ajoute à ce bouquet les chaînes thématiques et programmes spécifiques qui contribueront à la création
d’abonnements complémentaires, l’ensemble des revenus pourraient être fixé à 2-3 milliards d’euros de chiffre d’affaires qui pourrait être généré, à la fois sur le compte publicitaire, ainsi
que sur l’environnement et l’adaptation des contenus ainsi que sur l’aspect opérationnel et industriel de la télévision sur mobile.